Peur du diagnostique

nounoursQuelques prétextes pour ne pas aller chez le spécialiste

Mon enfant, la personne concernée n’est que timide, naïve (une qualité), un peu bizarre (décalée, originale)…
Les difficultés s’arrangeront avec le temps… on verra bien.
On m’a recommandé un psychologue, en quatre séances tout va mieux, tu verras.
Les médecins vont interpréter les petites différences comme un syndrome, alors que ce n’est peut-être rien, ils peuvent se tromper.
Les tests, on peut tricher (non ?).
Et quel spécialiste aller voir ? Comment faire ?
Le médecin de famille dit qu’il ne faut pas s’inquiéter, il n’est pas Rainman (le film, sic).
Il a des comportements répétitifs ? C’est de l’anxiété, dit-il.

Pour mon enfant, j’ai peur du diagnostique. Je préfère ne pas savoir.
Et si c’est pour moi, et bien, j’ai peur de savoir, de découvrir, de tout chambouler.

Avoir un diagnostique ne guérit pas.
Un diagnostique, après, cela devient une étiquette à vie, (non, cela peut rester confidentiel).

Des arguments pour y aller

L’étiquette, personne n’a besoin de savoir si je ne veux pas. Je ne suis pas obligé de clamer tout sur tous les toits. J’ai le droit de ne pas dire.
Le psychologue n’a pas pu aider vraiment.
Les difficultés ne se sont pas arrangées, je me lance. L’anxiété n’explique pas tout.
Les médecins ont une telle batterie de tests que c’est bien difficile de tricher ou de se tromper.
Je voudrais savoir, personnellement.
Je veux comprendre. Mais cela va peut-être changer l’approche de la vie.
Mon enfant souffre et n’est pas heureux, personne ne sait comment agir avec lui.
Si je me tourne vers des médecins, des parents, qui, eux, ont déjà fait leur parcours du combattant, je gagne du temps, et mon enfant aussi.
Je saurai mieux agir, aider mon enfant, et si c’est moi, j’aurai de nouvelles pistes pour progresser.
Tous les lecteurs aimeront savoir ce que vous ressentez… laissez un commentaire, merci.

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